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TypeCommuniqué du SAF
A propos de la mise en liberté de Moncif GHABOUR :
La justice ne peut pas être rendue sous la pression !
Le juge des libertés et de la détention de Grenoble a refusé un placement en détention.
Cette décision souveraine, d’un magistrat indépendant, a été prise dans le cadre de l’article 144 du code de procédure pénale, qui prévoit que la détention provisoire ne peut être ordonnée que si elle constitue l’unique moyen de conserver les preuves, empêcher les pressions, garantir le maintien de la personne à disposition de la justice, mettre fin à l’infraction ou mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public, ce trouble ne pouvant résulter du seul retentissement médiatique de l’affaire.
C'est sur instruction du Garde des Sceaux, faisant suite aux pressions des syndicats de police et du ministre de l’intérieur, que le parquet général a décidé de relever appel.
Le SAF rappelle que la liberté doit rester la règle et la détention l’exception. Il ne saurait admettre, au-delà du jeu normal des voies de recours, que le ministre de l’intérieur et les syndicats de policiers tiennent des propos de nature à jeter le discrédit sur une décision de justice, dans le but d’influencer les magistrats de la Cour d’appel.
Paris, le 3 septembre 2010
Jean Louis BORIE
Président du SAF
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